Compléments alimentaires pour la mémoire : les 6 plus étudiés en 2026
Ginkgo biloba, Bacopa, Oméga-3, Phosphatidylsérine : quels compléments pour la mémoire ont des preuves scientifiques ? Dosages, études et guide pratique complet.
Article rédigé par Marie Dubois, naturopathe & nutritionniste. Contenu conforme à la réglementation EFSA CE 1924/2006.

Vous avez le sentiment que votre mémoire vous fait parfois défaut — oublis fréquents, difficulté à vous concentrer, fatigue cognitive qui s'installe progressivement ? Vous n'êtes pas seul. Le déclin cognitif lié à l'âge est une préoccupation croissante dans une société vieillissante, et les compléments alimentaires pour la mémoire représentent aujourd'hui un marché en pleine expansion, estimé à plusieurs milliards d'euros en Europe.
Mais parmi la profusion d'offres commerciales, quels compléments alimentaires pour le cerveau sont véritablement étayés par la science ? Ginkgo biloba, Bacopa monnieri, phosphatidylsérine, DHA, Lion's Mane, Panax ginseng — ces noms circulent dans les articles de santé naturelle, parfois accompagnés de promesses excessives, parfois injustement ignorés malgré des données cliniques sérieuses.
Dans ce guide fondé sur les données disponibles dans la littérature scientifique (PubMed, EFSA, ANSES), vous découvrirez les 6 compléments les mieux documentés pour soutenir la mémoire, la concentration et la santé cognitive — avec leurs dosages, leurs preuves cliniques réelles, leurs populations cibles et les précautions essentielles à respecter.
Point de clarté d'emblée : les compléments alimentaires ne traitent pas la maladie d'Alzheimer, les démences ou tout autre trouble cognitif pathologique. Si vous observez un déclin cognitif préoccupant, consultez un médecin avant d'envisager toute supplémentation.
Pourquoi la mémoire décline-t-elle avec l'âge ?
Le vieillissement cérébral est un processus naturel et inévitable — mais son rythme et son intensité peuvent varier considérablement d'un individu à l'autre, en fonction du mode de vie, de la génétique, des expositions environnementales et... de la supplémentation éventuelle.
À partir de la quarantaine environ, le cerveau subit progressivement plusieurs changements structurels et fonctionnels bien documentés : réduction du volume de l'hippocampe (siège de la mémoire déclarative), diminution de la production de neurotransmetteurs-clés comme l'acétylcholine et la dopamine, accumulation de stress oxydatif mitochondrial, ralentissement de la vitesse de traitement de l'information.
*Ginkgo biloba, feuilles caractéristiques en éventail — Licence CC BY-SA 3.0, Joe Schneid / Wikimedia Commons*
Ces modifications ne surviennent pas du jour au lendemain. La plupart des adultes commencent à percevoir des changements subtils autour de 50 ans : la mémoire de travail (capacité à maintenir temporairement des informations en mémoire) est souvent la première affectée, suivie par la mémoire épisodique (souvenirs d'événements spécifiques) et la fluence verbale.
Plusieurs facteurs accélèrent ce processus naturel : le stress chronique (le cortisol en excès est neurotoxique pour l'hippocampe), le manque de sommeil, une alimentation pauvre en nutriments essentiels (DHA, vitamines B, magnésium), la sédentarité et l'isolement social.
À l'inverse, des facteurs protecteurs sont bien identifiés : l'activité physique régulière est le plus puissant protecteur cognitif connu — elle stimule la production de BDNF (Brain-Derived Neurotrophic Factor), un facteur de croissance neuronal essentiel. La qualité du sommeil, la stimulation intellectuelle, les liens sociaux et une alimentation de type méditerranéen contribuent également à préserver les fonctions cognitives avec l'âge.
C'est dans ce contexte global que les compléments alimentaires peuvent jouer un rôle de soutien — en fournissant des nutriments ou des phytocomposants qui soutiennent la santé neuronale, la microcirculation cérébrale ou la disponibilité des neurotransmetteurs.
Comment agissent les compléments alimentaires sur le cerveau ?
Avant d'explorer les compléments spécifiques, il est utile de comprendre les différents mécanismes d'action par lesquels ils peuvent soutenir les fonctions cognitives :
Amélioration de la microcirculation cérébrale
Le ginkgo biloba est le représentant historique de cette catégorie. Ses flavonoïdes et ses terpènes (notamment les ginkgolides) favorisent la vasodilatation des petits vaisseaux cérébraux, améliorent la fluidité sanguine et réduisent l'agrégation plaquettaire. Un meilleur débit sanguin cérébral se traduit par un meilleur apport en oxygène et en glucose aux neurones.
Neuroprotection et réduction du stress oxydatif
Les neurones sont particulièrement vulnérables au stress oxydatif du fait de leur forte consommation d'oxygène et de leur teneur élevée en acides gras polyinsaturés (AGPI). Des antioxydants puissants comme les bacosides du Bacopa monnieri, les héricénones du Lion's Mane, ou encore le DHA (oméga-3) protègent les membranes neuronales de la peroxydation lipidique.
Soutien de la neurotransmission
Plusieurs compléments soutiennent la synthèse ou la disponibilité de neurotransmetteurs impliqués dans la mémoire. La phosphatidylsérine optimise la fluidité des membranes neuronales, facilitant la transmission synaptique de l'acétylcholine — neurotransmetteur central de la mémoire dont la production diminue avec l'âge.
Stimulation de la neurogenèse et du BDNF
Le Lion's Mane (Hericium erinaceus) est particulièrement étudié pour son action sur le Nerve Growth Factor (NGF) et le BDNF — deux protéines essentielles à la survie, à la croissance et à la plasticité neuronale. Cette propriété est unique parmi les compléments végétaux courants et suscite un intérêt scientifique croissant.
Les 6 compléments alimentaires les plus documentés pour la mémoire
Voici les six compléments pour lesquels la littérature scientifique offre les données les plus solides :
*Ginkgo biloba portant ses fruits caractéristiques — Licence CC BY-SA 4.0, Jalexlb / Wikimedia Commons*
| Complément | Principes actifs clés | Niveau de preuve | Dosage étudié | Population cible |
|---|---|---|---|---|
| Ginkgo Biloba (EGb 761) | Flavonoïdes (24%), terpènes (6%) | Élevé — nombreuses RCT et méta-analyses | 120–240 mg/jour | Seniors, déclin cognitif léger |
| Bacopa Monnieri | Bacosides A et B | Modéré — RCT positives sur mémoire déclarative | 300–450 mg/jour | Adultes, étudiants, seniors |
| Phosphatidylsérine | Phospholipide (PS-100) | Élevé — FDA qualified health claim | 100–300 mg/jour | Seniors, déclin cognitif associé à l'âge |
| Oméga-3 (DHA) | DHA, EPA | Élevé en prévention — modéré en traitement | 1 000–2 000 mg EPA+DHA/jour | Tous âges, prévention |
| Lion's Mane (Hericium erinaceus) | Héricénones, érinacines | Modéré — RCT prometteuses sur NGF/BDNF | 500–3 000 mg/jour | Adultes, seniors, MCI |
| Panax Ginseng | Ginsénosides Rg1, Rb1 | Modéré — RCT sur concentration et fatigue cognitive | 200–400 mg/jour | Adultes actifs, périodes de stress cognitif |
1. Ginkgo Biloba (extrait EGb 761) — le mieux documenté
Le ginkgo biloba est, avec plus de 400 essais cliniques publiés, le complément alimentaire pour la mémoire le plus étudié au monde. L'extrait standardisé EGb 761 (24% de flavonoïdes glycosides et 6% de terpènes lactones) est celui utilisé dans la grande majorité des études.
Une méta-analyse de 2015 publiée dans le Journal of Psychiatric Research, portant sur 21 essais cliniques contrôlés, a conclu que le ginkgo biloba (120–240 mg/jour) améliorait significativement les mesures de mémoire, d'attention et de vitesse de traitement cognitif chez des adultes présentant un déclin cognitif associé à l'âge ou un trouble cognitif léger (MCI). L'effet est plus modeste chez des personnes jeunes et cognitivement saines.
L'EFSA reconnaît que l'extrait de ginkgo biloba (EGb 761) peut contribuer à maintenir la circulation cérébrale. La Commission E allemande (équivalent de la HAS pour la phytothérapie) a approuvé son usage pour améliorer la capacité cognitive dans les états de déficience.
2. Bacopa Monnieri — la plante des étudiants ayurvédiques
Utilisée depuis des millénaires en médecine ayurvédique sous le nom de "Brahmi", le Bacopa monnieri fait l'objet d'une littérature scientifique solide. Ses principes actifs, les bacosides A et B, exercent une action neuroprotectrice et facilitent la transmission synaptique cholinergique — essentielle à la consolidation mémorielle.
Une méta-analyse publiée dans Neuropsychopharmacology (2014), compilant 9 essais randomisés contrôlés chez des adultes sains, a démontré que la supplémentation en Bacopa monnieri améliorait significativement la mémoire épisodique, le temps de traitement de l'information et la mémoire de travail. L'effet apparaît progressivement (4 à 12 semaines de supplémentation régulière sont nécessaires pour observer les bénéfices) — une caractéristique importante pour gérer les attentes.
La dose efficace dans les études est de 300 mg/jour d'extrait standardisé à 55% de bacosides. La prise avec les repas améliore la tolérance digestive.
3. Phosphatidylsérine — l'allégation de santé FDA
La phosphatidylsérine (PS) est un phospholipide naturellement présent dans les membranes cellulaires, et en particulier dans celles des neurones. Sa teneur dans les membranes neuronales décline avec l'âge, ce qui altère leur fluidité et leur capacité de communication.
La phosphatidylsérine est l'un des rares compléments à bénéficier d'une mention officielle de la Food and Drug Administration (FDA) américaine : "qualified health claim" reconnaissant que la PS peut réduire le risque de déclin cognitif associé à l'âge, tout en précisant que les preuves sont limitées. Les études cliniques les plus rigoureuses utilisent des doses de 100 à 300 mg/jour.
Précision importante : les premiers extraits utilisés en recherche provenaient du cortex cérébral bovin — des produits aujourd'hui remplacés par des extraits végétaux (soja, colza) pour des raisons sanitaires liées à l'ESB. L'efficacité des formes végétales est comparable selon les études disponibles.
4. Oméga-3 (DHA) — le fondement structurel du cerveau
Le DHA (acide docosahexaénoïque) est l'acide gras le plus abondant dans le cortex cérébral — il constitue jusqu'à 30% des acides gras des membranes neuronales. Il joue un rôle structurel fondamental dans la fluidité membranaire, la transmission synaptique et la neuroprotection.
Des études observationnelles massives ont établi une corrélation forte entre des niveaux élevés de DHA plasmatique et un risque réduit de déclin cognitif. Une étude de cohorte de l'Inserm (Bordeaux, 2022) portant sur 1 600 personnes âgées a confirmé que des apports insuffisants en DHA étaient associés à une dégradation plus rapide des performances mémorielle et attentionnelle.
En prévention, un apport quotidien de 500 mg à 1 g de DHA (issu de poissons gras ou d'algues pour les végétariens) est généralement recommandé. En cas de déficit documenté, des doses de 1 à 2 g par jour d'EPA+DHA sont utilisées dans les études.
5. Lion's Mane (Hericium erinaceus) — le champignon de la neurogenèse
Le Lion's Mane est un champignon médicinal originaire d'Asie dont les héricénones (dans le chapeau) et les érinacines (dans le mycélium) ont la capacité remarquable de traverser la barrière hémato-encéphalique et de stimuler la synthèse de NGF (Nerve Growth Factor) et de BDNF.
Un essai clinique randomisé publié dans Phytotherapy Research (2009), portant sur 50 adultes de plus de 50 ans présentant un déclin cognitif léger, a montré une amélioration significative des scores de la Mini-Mental State Examination (MMSE) après 4 mois de supplémentation (3 g/jour de poudre de champignon), avec une rechute des scores après l'arrêt — ce qui confirme l'effet actif du complément.
Des études plus récentes (2023) s'intéressent aux effets du Lion's Mane sur la dépression et l'anxiété légères, deux facteurs souvent associés aux troubles de mémoire.
6. Panax Ginseng — l'adaptogène de la concentration
Le ginseng asiatique (Panax ginseng) est utilisé depuis plus de 2 000 ans en médecine traditionnelle chinoise pour "tonifier l'esprit". Ses ginsénosides (Rg1, Rb1, Re) exercent des effets neuroprotecteurs, anti-inflammatoires et adaptogènes bien documentés.
Des essais cliniques ont montré que 200 à 400 mg d'extrait standardisé de Panax ginseng par jour amélioraient significativement la vitesse de traitement de l'information, la qualité de la mémoire de travail et la réduction de la fatigue cognitive chez des adultes sains en période de stress cognitif. L'association ginkgo biloba + ginseng (Memo, Ginkgold Max, etc.) est particulièrement bien étudiée et semble synergique.
Comment choisir et utiliser ces compléments pour la mémoire
Face à l'offre pléthorique du marché, quelques critères permettent d'identifier les produits sérieux :
Critère 1 : l'extrait standardisé est indispensable
La simple mention "ginkgo biloba" ou "bacopa monnieri" sur une étiquette ne suffit pas. Les études cliniques ont utilisé des extraits standardisés à des teneurs précises en principes actifs. Pour le ginkgo, exigez l'extrait EGb 761 ou un extrait certifié 24% flavonoïdes / 6% terpènes. Pour le bacopa, un extrait standardisé à 55% de bacosides. Un complément "poudre sèche" non standardisé offre une concentration variable et non fiable en principes actifs.
Critère 2 : le dosage doit correspondre aux études
Comparez le dosage annoncé sur l'étiquette au dosage utilisé dans les études cliniques :
- Ginkgo biloba : 120–240 mg/jour d'extrait EGb 761
- Bacopa monnieri : 300–450 mg/jour d'extrait à 55% de bacosides
- Phosphatidylsérine : 100–300 mg/jour
- DHA : 500–2 000 mg/jour d'EPA+DHA
- Lion's Mane : 500–3 000 mg/jour (poudre de corps fructifère)
- Panax ginseng : 200–400 mg/jour d'extrait standardisé
Méfiez-vous des formules "multi-ingrédients" qui contiennent 10 ou 15 composants à des doses insuffisantes pour être actifs individuellement.
Critère 3 : la durée de cure est essentielle
La plupart des compléments pour la mémoire nécessitent une supplémentation continue de 4 à 12 semaines avant d'observer des effets perceptibles. Le Bacopa en particulier est peu efficace en dessous de 8 semaines. Méfiez-vous des produits promettant des "résultats immédiats".
Critère 4 : la traçabilité et la certification
Privilegiez des produits avec certification ISO, GMP (Good Manufacturing Practice), des analyses de pureté disponibles, et issus de fabricants qui publient leurs certificats d'analyse (CoA). Le marché des compléments est peu régulé, et des produits de mauvaise qualité ou contaminés existent.
Moments de prise optimaux
- Ginkgo biloba et bacopa : avec les repas (améliore l'absorption et réduit les inconforts digestifs)
- Phosphatidylsérine : avec les repas, en 2 à 3 prises fractionnées
- DHA/oméga-3 : avec un repas contenant des graisses (optimise l'absorption)
- Lion's Mane et ginseng : le matin ou à midi (effets stimulants potentiels — éviter le soir)
Précautions et contre-indications
Les compléments alimentaires pour la mémoire sont généralement bien tolérés, mais plusieurs précautions s'imposent :
Ginkgo biloba — interactions médicamenteuses importantes
Le ginkgo biloba possède des propriétés anticoagulantes et antiagrégeantes plaquettaires. Il est formellement contre-indiqué ou doit être utilisé sous surveillance médicale stricte en association avec :
- Les anticoagulants (warfarine/Coumadine, héparine)
- Les antiagrégants plaquettaires (aspirine à dose antiagrégeante, clopidogrel, ticagrélor)
- Les anticonvulsivants (il peut abaisser le seuil épileptogène à fortes doses)
- Avant toute intervention chirurgicale : arrêter au moins 2 semaines avant
Les graines de ginkgo brutes sont toxiques (présence de ginkgotoxine) — ne jamais consommer les fruits crus. Seuls les extraits normalisés sont utilisables.
Bacopa monnieri — effets digestifs et thyroïde
Le bacopa peut provoquer des effets indésirables digestifs (nausées, crampes abdominales, selles molles) en début de cure, particulièrement à jeun. La prise avec les repas réduit ces effets. Par ailleurs, certaines études animales suggèrent une interaction possible avec la fonction thyroïdienne (inhibition légère de la conversion T4/T3) — les personnes sous traitement thyroïdien doivent consulter leur médecin.
Phosphatidylsérine — interactions avec anticoagulants
La phosphatidylsérine peut potentiellement amplifier les effets des médicaments anticoagulants. Une surveillance médicale est recommandée chez les patients sous traitement.
DHA/oméga-3 — anticoagulants et allergies
À forte dose (supérieure à 3 g/jour), les oméga-3 peuvent allonger le temps de saignement. Informer son médecin si traitement anticoagulant en cours. Les personnes allergiques au poisson doivent opter pour des sources végétales (algues).
Lion's Mane — allergies aux champignons
Les personnes allergiques aux champignons peuvent réagir au Lion's Mane. Un test progressif (dose faible initiale) est recommandé. Certaines personnes rapportent des démangeaisons cutanées légères, généralement réversibles à l'arrêt.
Populations vulnérables
- Femmes enceintes et allaitantes : insuffisamment de données de sécurité, éviter ou consulter
- Enfants et adolescents : non recommandé sans avis médical
- Personnes sous immunosuppresseurs : le Lion's Mane stimule le système immunitaire — à discuter avec le médecin
Avis de Marie D., naturopathe spécialisée en nutrition
*Bacopa monnieri (Brahmi), fleur — Licence CC BY-SA 4.0, Aseedtolife / Wikimedia Commons*
"Dans ma pratique de naturopathe, les demandes concernant la mémoire et la concentration ont considérablement augmenté ces dernières années — et pas seulement chez les seniors. Je reçois de plus en plus d'adultes de 35 à 50 ans qui se plaignent de brouillard mental, de difficultés à mémoriser, d'une concentration en dents de scie. Pour beaucoup, la cause première n'est pas un manque de ginkgo biloba, mais un excès de stress chronique, un sommeil insuffisant ou de mauvaise qualité, et une alimentation carencée en graisses essentielles."
"Ma première recommandation est toujours de traiter la cause avant d'ajouter un complément. Un cerveau épuisé par le manque de sommeil ou saturé de cortisol ne répondra que modestement à la meilleure formule du marché. Cela dit, une fois les fondamentaux en place, je propose régulièrement deux associations que je trouve particulièrement efficaces en pratique : le duo Ginkgo EGb 761 + DHA pour les seniors à partir de 60 ans, et le Bacopa + Magnésium bisglycinate pour les adultes actifs souffrant de fatigue cognitive associée au stress."
"Je recommande toujours de commencer par un seul complément à la fois — en observant les effets pendant 6 à 8 semaines avant d'éventuellement en ajouter un deuxième. Cela permet de distinguer ce qui agit réellement et d'identifier rapidement toute réaction indésirable. Et bien sûr, je rappelle systématiquement que ces compléments sont des supports — pas des remèdes. L'activité physique régulière, la stimulation intellectuelle et les liens sociaux demeurent les premiers protecteurs cognitifs identifiés par la science."
En résumé — Les points clés à retenir
Parmi les dizaines de compléments commercialisés pour la mémoire, six se distinguent par la solidité de leurs données scientifiques :
- Ginkgo biloba (EGb 761) : le mieux documenté pour la mémoire chez les seniors et le déclin cognitif léger — 120–240 mg/jour d'extrait standardisé
- Bacopa monnieri : efficace sur la mémoire déclarative après 8 à 12 semaines — 300 mg/jour à 55% de bacosides
- Phosphatidylsérine : allégation FDA pour le déclin cognitif lié à l'âge — 100–300 mg/jour
- Oméga-3 (DHA) : structurel pour le cerveau, essentiel en prévention — 1 à 2 g EPA+DHA/jour
- Lion's Mane : stimule la production de NGF et BDNF — 500 à 3 000 mg/jour de corps fructifère
- Panax ginseng : soutient la concentration et réduit la fatigue cognitive — 200–400 mg/jour
- Exigez des extraits standardisés : la poudre sèche non standardisée offre une efficacité aléatoire
- Comptez 6 à 12 semaines avant d'évaluer les effets — ces compléments agissent progressivement
- Le ginkgo interagit avec les anticoagulants : consultation médicale obligatoire si traitement en cours
- Les compléments ne remplacent pas les fondamentaux : sommeil, activité physique, alimentation et stimulation intellectuelle restent les premiers protecteurs cognitifs
Questions fréquentes sur les compléments pour la mémoire
Quel est le meilleur complément alimentaire pour améliorer la mémoire ?
Il n'existe pas de "meilleur complément" universel — le choix dépend de votre profil et de vos objectifs. Pour les seniors présentant un déclin cognitif léger, le ginkgo biloba (EGb 761) est le mieux documenté avec le niveau de preuve le plus élevé. Pour les adultes actifs souffrant de fatigue cognitive, le Bacopa monnieri (300 mg/jour) et les oméga-3 (DHA) sont souvent recommandés. La phosphatidylsérine est particulièrement indiquée en cas de déclin cognitif associé à l'âge. Commencez par un seul complément pendant 6 à 8 semaines avant d'évaluer.
Le ginkgo biloba est-il efficace pour la mémoire selon les études ?
Oui, le ginkgo biloba est le complément pour la mémoire le plus étudié au monde avec plus de 400 essais cliniques publiés. L'extrait standardisé EGb 761 (24% de flavonoïdes, 6% de terpènes) a démontré dans de nombreuses méta-analyses une amélioration significative de la mémoire, de l'attention et de la vitesse de traitement cognitif chez les seniors et les personnes présentant un déclin cognitif léger. Ses effets chez des adultes jeunes et cognitivement sains sont plus modestes. La dose efficace est de 120 à 240 mg par jour.
Combien de temps faut-il pour sentir les effets du Bacopa monnieri ?
Le Bacopa monnieri est un complément à action progressive. Les premières études cliniques ont montré que 4 à 6 semaines de supplémentation sont nécessaires pour percevoir des améliorations, et les effets optimaux apparaissent après 8 à 12 semaines de prise régulière. C'est une caractéristique importante à communiquer pour éviter les abandons prématurés. La dose standard est de 300 mg/jour d'extrait standardisé à 55% de bacosides, à prendre avec les repas pour réduire les effets digestifs éventuels.
Les compléments pour la mémoire sont-ils efficaces chez les jeunes adultes et étudiants ?
Les données sont plus limitées pour les personnes jeunes cognitivement saines que pour les seniors présentant un déclin. Cependant, le Bacopa monnieri a montré des effets positifs sur la mémoire déclarative et la vitesse d'apprentissage chez des adultes en bonne santé dans plusieurs essais cliniques. Le ginseng est particulièrement étudié pour la concentration et la réduction de la fatigue cognitive pendant les périodes d'effort intellectuel intense. Le DHA reste fondamental pour tous les âges comme nutriment structurel du cerveau.
Peut-on associer plusieurs compléments pour la mémoire ?
Oui, mais avec précaution. Certaines associations sont bien étudiées et potentiellement synergiques : ginkgo + ginseng (plusieurs produits commerciaux combinent les deux avec des études à l'appui), ginkgo + oméga-3, bacopa + magnésium. En revanche, associer plusieurs compléments avec des propriétés anticoagulantes (ginkgo + oméga-3 à forte dose + curcuma) peut augmenter le risque hémorragique. Il est recommandé d'introduire un complément à la fois, d'observer les effets pendant 6 à 8 semaines, puis d'éventuellement en ajouter un second.
Le ginkgo biloba est-il dangereux avec les anticoagulants ?
Oui, le ginkgo biloba possède des propriétés anticoagulantes et antiagrégeantes plaquettaires bien documentées. Son association avec des anticoagulants (warfarine, héparine) ou des antiagrégants plaquettaires (aspirine à dose antiagrégeante, clopidogrel) est contre-indiquée ou nécessite une surveillance médicale très stricte avec suivi de l'INR. Cette interaction peut augmenter significativement le risque hémorragique. Arrêtez le ginkgo au minimum 2 semaines avant toute intervention chirurgicale et informez systématiquement votre médecin et votre pharmacien.
La phosphatidylsérine est-elle vraiment efficace pour la mémoire ?
La phosphatidylsérine (PS) est l'un des compléments pour la mémoire ayant la reconnaissance officielle la plus solide. La FDA américaine a accordé une "qualified health claim" reconnaissant que la PS peut réduire le risque de déclin cognitif associé à l'âge, tout en précisant que les preuves restent limitées. Plusieurs essais contrôlés randomisés chez des adultes de 50 à 80 ans ont montré des améliorations de la mémoire à court terme et de la concentration à des doses de 100 à 300 mg/jour. Les formes végétales (issues du soja ou du colza) ont supplanté les formes bovines initiales.
Quelle alimentation favoriser pour préserver sa mémoire ?
L'alimentation est le premier levier pour protéger les fonctions cognitives. Le régime méditerranéen est le modèle le mieux documenté — riche en poissons gras (DHA), légumes à feuilles vertes (acide folique, antioxydants), fruits rouges (anthocyanes neuroprotectrices), huile d'olive (polyphénols anti-inflammatoires) et noix (vitamine E, oméga-3 ALA). Les études PREDIMED et MIND ont démontré une réduction significative du risque de déclin cognitif chez les personnes suivant ce type d'alimentation. Limiter les sucres raffinés, les aliments ultra-transformés et l'alcool est tout aussi important.
Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne remplace pas un avis médical professionnel. Les informations présentées ne constituent pas des allégations thérapeutiques. Les compléments alimentaires ne traitent pas la maladie d'Alzheimer, les démences ou tout autre trouble cognitif pathologique. Consultez un professionnel de santé avant de prendre des compléments alimentaires, notamment en cas de traitement médicamenteux en cours (anticoagulants, antidépresseurs, anticonvulsivants) ou de pathologie connue.



