Index glycémique : tableau de 80 aliments, IG bas et conseils pratiques
Tableau complet de 80 aliments classés par index glycémique. Découvrez comment l'IG bas peut vous aider à contrôler votre glycémie au quotidien.
Article rédigé par Edouard Prévost, fondateur de dietpro.fr. Contenu conforme à la réglementation EFSA CE 1924/2006.

L'index glycémique (IG) est l'un des concepts nutritionnels les plus utiles — et les plus mal compris — de la diététique moderne. Bien qu'inventé dans les années 1980 par le Dr David Jenkins à l'Université de Toronto, il reste méconnu du grand public alors qu'il pourrait transformer notre façon de choisir les aliments. Manger des glucides à index glycémique bas ne signifie pas manger moins : cela signifie manger des glucides qui provoquent une réponse glycémique plus douce, plus stable, sans pic d'insuline excessif ni coup de fatigue post-repas.
Dans ce guide pratique, vous trouverez un tableau complet de 80 aliments classés par IG, une explication claire de la différence entre index glycémique et charge glycémique, et des conseils concrets pour intégrer cette approche dans votre quotidien — que vous soyez diabétique, en surpoids, sportif ou simplement soucieux de votre énergie et de votre santé à long terme.
Qu'est-ce que l'index glycémique ?
L'index glycémique est une mesure qui quantifie la capacité d'un aliment contenant des glucides à élever la glycémie (taux de sucre dans le sang) par rapport à une référence standard. Cette référence est le glucose pur, auquel on attribue conventionnellement la valeur 100. Plus l'IG d'un aliment est élevé, plus il provoque une montée rapide et importante de la glycémie après ingestion.
Comment est-il mesuré ? Des volontaires ingèrent une portion d'aliment contenant 50 g de glucides disponibles, puis leur glycémie est mesurée à intervalles réguliers pendant 2 heures. La surface sous la courbe glycémique est comparée à celle obtenue avec 50 g de glucose pur. L'IG est la moyenne de ces mesures sur un groupe de sujets sains.
Trois catégories d'IG :
- IG bas (≤ 55) : Aliments qui provoquent une élévation lente et modérée de la glycémie. Exemples : lentilles (IG 25), flocons d'avoine (IG 40), pain au levain (IG 54).
- IG moyen (56–70) : Aliments avec une réponse glycémique modérée. Exemples : couscous (IG 65), pain complet (IG 65), ananas (IG 59).
- IG élevé (> 70) : Aliments provoquant une montée rapide de la glycémie. Exemples : glucose (IG 100), pain blanc (IG 75), pomme de terre bouillie (IG 78).
Capteur de glycémie pour personnes diabétiques — CC BY-SA 4.0, Celeda / Wikimedia Commons
Pourquoi c'est important ? Une glycémie stable limite les pics d'insuline, réducteurs de l'inflammation, favorise une énergie constante tout au long de la journée, peut soutenir la gestion du poids à long terme et réduit les fringales entre les repas. Des études épidémiologiques de grande envergure, dont la Harvard Nurses' Health Study, suggèrent qu'un régime à index glycémique global bas est associé à un risque moindre de diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires.
Index glycémique vs Charge glycémique : la différence essentielle
L'IG a une limite importante : il ne tient pas compte de la quantité de glucides réellement consommés. C'est là qu'intervient la charge glycémique (CG), un concept complémentaire et souvent plus utile en pratique.
Formule : CG = (IG × quantité de glucides en grammes de la portion) ÷ 100
Exemple concret — la pastèque : L'IG de la pastèque est de 72, donc élevé. Mais une portion de 150 g de pastèque ne contient que 8 g de glucides disponibles. Donc : CG = (72 × 8) ÷ 100 = 5,8 — soit une charge glycémique très faible ! La pastèque, malgré son IG élevé, a un impact réel sur la glycémie très limité car elle est composée à 91 % d'eau.
Interprétation de la charge glycémique (par repas) :
- CG basse : ≤ 10
- CG moyenne : 11–19
- CG élevée : ≥ 20
La CG journalière totale recommandée dans le cadre d'une alimentation à IG bas se situe généralement entre 80 et 120 selon les experts en nutrition.
Tableau complet de 80 aliments classés par index glycémique
Ce tableau présente les valeurs d'IG moyennes issues des bases de données de référence internationale (University of Sydney GI Database, INSERM, ANSES). Les valeurs peuvent varier légèrement selon la variété, l'origine géographique et le mode de cuisson des aliments.
Flocons d'avoine — CC BY-SA 4.0, Bodhi Peace / Wikimedia Commons
| Aliment | IG | Catégorie | Glucides / 100 g |
|---|---|---|---|
| 🔴 IG ÉLEVÉ (> 70) | |||
| Glucose pur | 100 | Sucres | 100 g |
| Baguette blanche | 95 | Pains & céréales | 55 g |
| Pain blanc tranché | 75 | Pains & céréales | 49 g |
| Pomme de terre bouillie | 78 | Légumes féculents | 17 g |
| Pomme de terre au four | 85 | Légumes féculents | 22 g |
| Purée de pommes de terre | 83 | Légumes féculents | 14 g |
| Flocons de maïs (corn flakes) | 81 | Céréales petit-déjeuner | 84 g |
| Riz blanc cuit (cuisson longue) | 72 | Céréales | 28 g |
| Galettes de riz soufflé | 82 | Snacks | 78 g |
| Pastèque | 72 | Fruits | 8 g |
| Dattes fraîches | 103 | Fruits | 75 g |
| Glucose (dextrose) | 100 | Sucres ajoutés | 100 g |
| Saccharose (sucre blanc) | 70 | Sucres ajoutés | 100 g |
| Viennoiserie (croissant) | 67–75 | Viennoiseries | 46 g |
| Gaufres sucrées | 76 | Pâtisseries | 56 g |
| 🟠 IG MOYEN (56–70) | |||
| Couscous cuit | 65 | Céréales | 23 g |
| Pain complet (blé entier) | 65 | Pains & céréales | 43 g |
| Riz basmati cuit | 58 | Céréales | 28 g |
| Banane mûre | 62 | Fruits | 20 g |
| Ananas frais | 59 | Fruits | 12 g |
| Kiwi | 58 | Fruits | 10 g |
| Raisin frais | 59 | Fruits | 16 g |
| Muesli sans sucre | 57 | Céréales petit-déjeuner | 60 g |
| Pâtes blanches bien cuites | 65 | Céréales | 30 g |
| Polenta cuite | 68 | Céréales | 15 g |
| Jus d'orange (sans pulpe) | 57 | Boissons | 11 g |
| Sorbet aux fruits | 65 | Desserts | 30 g |
| Igname cuite | 54 | Légumes féculents | 28 g |
| Melon cantaloup | 65 | Fruits | 7 g |
| Papaye | 59 | Fruits | 10 g |
| 🟢 IG BAS (≤ 55) | |||
| Lentilles vertes cuites | 25 | Légumineuses | 17 g |
| Lentilles rouges cuites | 26 | Légumineuses | 16 g |
| Pois chiches cuits | 28 | Légumineuses | 18 g |
| Haricots rouges cuits | 29 | Légumineuses | 17 g |
| Haricots blancs cuits | 31 | Légumineuses | 18 g |
| Fèves cuites | 40 | Légumineuses | 16 g |
| Soja cuit | 18 | Légumineuses | 9 g |
| Flocons d'avoine cuits (porridge) | 40 | Céréales | 12 g |
| Flocons d'avoine crus | 55 | Céréales | 60 g |
| Pain au levain de seigle | 41 | Pains | 47 g |
| Pain au levain de blé | 54 | Pains | 45 g |
| Pain de seigle complet | 41 | Pains | 45 g |
| Pâtes al dente (cuisson 8 min) | 45 | Céréales | 30 g |
| Riz complet cuit | 48 | Céréales | 24 g |
| Quinoa cuit | 53 | Pseudo-céréales | 21 g |
| Sarrasin cuit | 51 | Pseudo-céréales | 20 g |
| Orge perlé cuit | 25 | Céréales | 28 g |
| Pomme fraîche | 36 | Fruits | 12 g |
| Poire fraîche | 38 | Fruits | 12 g |
| Cerise fraîche | 22 | Fruits | 14 g |
| Pêche fraîche | 42 | Fruits | 10 g |
| Prune fraîche | 39 | Fruits | 10 g |
| Orange fraîche | 42 | Fruits | 10 g |
| Fraises | 40 | Fruits | 6 g |
| Myrtilles | 25 | Fruits | 12 g |
| Yaourt nature (entier) | 35 | Produits laitiers | 5 g |
| Lait entier | 27 | Produits laitiers | 5 g |
| Lait écrémé | 32 | Produits laitiers | 5 g |
| Carottes crues | 16 | Légumes | 7 g |
| Carottes cuites | 47 | Légumes | 7 g |
| Tomates fraîches | 15 | Légumes | 3 g |
| Épinards cuits | 15 | Légumes | 3 g |
| Brocoli cuit | 15 | Légumes | 4 g |
| Courgettes cuites | 15 | Légumes | 3 g |
| Avocat | 10 | Fruits oléagineux | 2 g |
| Noix, amandes, noisettes | 15 | Oléagineux | 6–20 g |
| Chocolat noir >70% | 22 | Desserts | 32 g |
| Hummus (purée pois chiches) | 6 | Légumineuses | 14 g |
| Patate douce cuite | 44 | Légumes féculents | 20 g |
| Topinambour cuit | 50 | Légumes féculents | 17 g |
| Pomme de terre refroidie (salade) | 45 | Légumes féculents | 16 g |
Sources : Foster-Powell K, Holt SH, Brand-Miller JC. International table of glycemic index and glycemic load values: 2002. Am J Clin Nutr. 2002 ; University of Sydney GI Database ; INSERM.
Comment utiliser l'index glycémique dans votre alimentation au quotidien
L'intégration de l'IG dans son alimentation ne nécessite pas de calculs complexes à chaque repas. Voici les stratégies les plus efficaces, validées par la recherche nutritionnelle.
1. L'ordre des aliments dans le repas compte. Des études récentes de l'Université de Cornell (2015, Shukla et al., Diabetes Care) ont montré que manger les légumes et les protéines en premier, puis les féculents en dernier, peut réduire le pic glycémique postprandial de 29 à 37 %. Commencez par la salade, les légumes ou les protéines avant d'attaquer le riz ou les pâtes.
2. Associez les glucides à des graisses et des protéines. Les lipides et les protéines ralentissent la vidange gastrique et l'absorption intestinale des glucides. Un riz blanc (IG 72) accompagné d'huile d'olive, de légumes et de poulet aura un impact glycémique réel bien inférieur à son IG affiché. C'est l'une des raisons pour lesquelles l'IG "en isolation" est moins pertinent que la composition globale du repas.
3. Préférez les aliments à IG bas naturellement. Les légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots) sont les champions incontestés de l'IG bas, avec en prime un contenu élevé en fibres, en protéines végétales et en minéraux. Intégrez-en à raison de 3 à 4 fois par semaine dans votre alimentation pour bénéficier de leurs effets sur la régulation glycémique.
4. Privilégiez le pain au levain et les pains de seigle complet. Le pain au levain, grâce à la fermentation lactique, a un IG significativement inférieur à celui du pain ordinaire — environ 54 contre 75 pour la baguette. L'acide lactique produit par la fermentation ralentit la digestion des amidons et diminue la réponse glycémique.
5. Cuisez les pâtes "al dente". La cuisson prolongée des pâtes augmente leur IG car elle gélatinise davantage les amidons. Des pâtes cuites 8 minutes ont un IG d'environ 45, contre 65 pour les mêmes pâtes cuites 20 minutes. Réduire le temps de cuisson est une stratégie simple et efficace.
Les facteurs qui modifient l'index glycémique d'un aliment
L'IG n'est pas une valeur figée. De nombreux paramètres peuvent faire varier considérablement l'impact glycémique réel d'un aliment sur votre organisme.
La maturité des fruits. Une banane verte (IG ~30) contient surtout de l'amidon résistant, difficilement digéré. En mûrissant, cet amidon se transforme en sucres simples (glucose, fructose) et l'IG grimpe à 62. Ce phénomène est valable pour tous les fruits : les consommer légèrement moins mûrs est une stratégie pour réduire leur impact glycémique.
Le mode de cuisson. La cuisson hydrique (bouilli, vapeur) gélatinise les amidons et augmente l'IG. Une pomme de terre bouillie (IG 78) vs une pomme de terre cuite au four à 200°C (IG 85) vs une pomme de terre sautée avec de la graisse (IG ~60). La présence de graisse et la chaleur sèche réduisent l'accessibilité des amidons aux enzymes digestives.
Le refroidissement et l'amidon résistant. Lorsqu'un aliment féculent est cuit puis refroidi (pâtes froides, riz en salade, pommes de terre en salade niçoise), une partie des amidons gélatinisés se rétrogradent en amidon résistant — une forme non digestible par les enzymes humaines. Ce phénomène peut réduire l'IG d'un aliment de 20 à 30 %. Réchauffer légèrement l'aliment refroidi (sans dépasser 55°C) permet de conserver une grande partie de cet amidon résistant.
Le degré de transformation industrielle. Plus un aliment est transformé, broyé, extrudé ou soufflé, plus son IG tend à augmenter. Le grain de blé entier (IG 30) devient de la farine de blé entier (IG 45) puis du pain complet (IG 65). Les galettes de riz soufflé (IG 82) sont un exemple frappant : le processus de soufflage détruit la structure cellulaire et rend les amidons immédiatement accessibles aux enzymes digestives.
La teneur en fibres solubles. Les fibres solubles (bêta-glucanes de l'avoine, pectines des pommes, fructooligosaccharides des légumineuses) forment un gel visqueux dans l'intestin qui ralentit l'absorption des glucides. C'est l'une des principales raisons pour lesquelles les légumineuses et l'avoine ont un IG si bas malgré leur teneur en glucides.
L'acidité. L'ajout de vinaigre (1-2 cuillères à soupe au repas) peut réduire le pic glycémique postprandial de 20 à 35 % selon plusieurs études. Le vinaigre de cidre inhibe les enzymes digestives (alpha-amylase) et ralentit la vidange gastrique. L'acide citrique des agrumes a un effet similaire, mais moins prononcé.
Avis d'Edouard P., fondateur de dietpro.fr
Trois variétés de lentilles — CC BY-SA 2.0, Justinc / Wikimedia Commons
"La notion d'index glycémique est l'une des plus transformatrices que j'ai rencontrée dans mon parcours autour de la nutrition. Pendant des années, j'ai cru que les glucides se valaient tous — qu'un bol de riz blanc était l'équivalent d'un bol de lentilles en termes d'énergie. J'avais tort sur l'essentiel : la vitesse d'absorption change tout.
Ce qui m'a convaincu, ce n'est pas un régime miracle, mais une étude très simple sur moi-même : pendant 2 semaines, j'ai remplacé mon petit-déjeuner habituel (pain blanc + confiture + jus d'orange) par un porridge d'avoine avec des fruits rouges et des oléagineux. La différence en termes d'énergie et de satiété était spectaculaire. Les coups de pompe de 11h ont disparu.
Depuis, j'ai adopté quelques règles simples et durables : legumineuses 3 fois par semaine, pain au levain en remplacement de la baguette, pâtes al dente plutôt que fondantes, et je commence chaque repas par les légumes. Ce n'est pas un régime contraignant — c'est une façon intelligente de choisir ses aliments.
Un détail pratique souvent ignoré : les lentilles et pois chiches, malgré leur IG très bas, sont parfois boudés pour des raisons de praticité. Mon astuce : cuisiner un grand batch en début de semaine et l'intégrer dans des salades, des soupes ou des currys rapides. Le gain glycémique est réel, et l'effet sur la satiété est remarquable."
En résumé — Les points essentiels à retenir
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L'index glycémique (IG) mesure la vitesse à laquelle un aliment élève la glycémie, sur une échelle de 0 à 100 (glucose = référence). IG bas ≤ 55, moyen 56–70, élevé > 70.
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La charge glycémique (CG) est plus utile en pratique car elle tient compte de la quantité de glucides consommés. CG = (IG × glucides en g) ÷ 100. Une pastèque a un IG élevé mais une CG très basse.
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Les champions de l'IG bas sont les légumineuses (lentilles IG 25, pois chiches IG 28), l'orge (IG 25), les pâtes al dente (IG 45), le pain au levain (IG 41-54) et la plupart des fruits frais.
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L'ordre des aliments dans le repas influence l'IG réel : manger légumes et protéines en premier, féculents en dernier, peut réduire le pic glycémique de 29 à 37 %.
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La cuisson modifie l'IG : pâtes al dente (IG 45) vs bien cuites (IG 65), pomme de terre refroidie (IG 45) vs bouillie chaude (IG 78). Refroidir puis réchauffer les féculents crée de l'amidon résistant.
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Le degré de transformation augmente l'IG : grains entiers < farine < produits soufflés ou extrudés.
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Les fibres solubles, l'acidité et les graisses ralentissent l'absorption des glucides et réduisent l'IG réel d'un repas complet.
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Adopter une alimentation à IG globalement bas est associé, selon la recherche épidémiologique, à un moindre risque de diabète de type 2, de maladies cardiovasculaires et d'obésité.
Quels sont les féculents à index glycémique bas ?
Les féculents à index glycémique bas comprennent : les pâtes cuites al dente (IG 45), le riz basmati (IG 58), le riz complet (IG 48), la patate douce cuite (IG 44), le quinoa (IG 53), le sarrasin (IG 51) et l'orge perlé (IG 25). Les légumineuses, souvent classées comme féculents, ont les IG les plus bas de tous les amidons : lentilles (IG 25-26), pois chiches (IG 28), haricots rouges (IG 29). La pomme de terre, même refroidie, reste dans la catégorie IG moyen à élevé.
Quel est l'index glycémique du pain au levain ?
Le pain au levain a un index glycémique significativement plus bas que le pain ordinaire. Le pain au levain de blé a un IG d'environ 54, le pain au levain de seigle descend à 41, et le pain de seigle complet se situe également autour de 41. À titre de comparaison, la baguette blanche affiche un IG de 95 et le pain blanc tranché environ 75. La fermentation lactique du levain produit des acides organiques qui ralentissent la digestion des amidons et diminuent la réponse glycémique postprandiale.
L'index glycémique élevé de la pastèque est-il problématique ?
Non, pas en pratique. La pastèque a certes un IG de 72 (élevé), mais elle est composée à 91 % d'eau et ne contient que 8 g de glucides pour 100 g. Sa charge glycémique pour une portion standard de 200 g est d'environ 11,5 — modérée. En d'autres termes, consommer une portion raisonnable de pastèque n'aura qu'un impact minime sur votre glycémie. C'est l'un des meilleurs exemples illustrant la nécessité de combiner IG et charge glycémique pour évaluer l'impact réel d'un aliment.
Quels fruits ont un index glycémique bas ?
La plupart des fruits frais ont un IG bas à modéré. Les champions de l'IG bas sont : les cerises (IG 22), les myrtilles (IG 25), les prunes (IG 39), les poires (IG 38), les pommes (IG 36), les pêches (IG 42) et les oranges (IG 42). Les fruits les plus sucrés ont tendance à avoir un IG plus élevé : banane très mûre (IG 62), ananas (IG 59), raisin (IG 59). Les dattes sont à éviter en grande quantité (IG 103). Les fruits frais entiers sont toujours préférables aux jus, car les fibres ralentissent l'absorption.
Qu'est-ce que l'indice HOMA et quand est-il élevé ?
L'indice HOMA (Homeostatic Model Assessment) est un calcul biologique qui évalue la résistance à l'insuline à partir d'une glycémie à jeun et d'une insulinémie à jeun : HOMA-IR = (glycémie × insulinémie) ÷ 22,5. Un HOMA-IR supérieur à 2,5-3 est considéré comme anormal et indique une résistance à l'insuline, souvent associée au syndrome métabolique, au prédiabète et au diabète de type 2. Un HOMA élevé peut survenir sans hyperglycémie visible, car le pancréas compense en produisant plus d'insuline. Adopter une alimentation à IG bas est l'une des stratégies nutritionnelles les mieux documentées pour améliorer la sensibilité à l'insuline.
Est-ce que le riz basmati est vraiment à IG bas ?
Le riz basmati est dans la catégorie IG moyen avec un IG d'environ 58, inférieur au riz blanc classique (IG 72) mais supérieur aux légumineuses. Il doit cette particularité à sa structure cristalline particulière et à sa teneur plus élevée en amylose (type d'amidon moins rapidement digéré) par rapport à d'autres riz. Pour réduire davantage son impact glycémique, laissez-le refroidir avant de le consommer (en salade, par exemple) et associez-le à des légumes, des protéines et un peu de matière grasse.
Peut-on manger des pâtes avec un régime à IG bas ?
Oui, à condition de les cuisiner et de les consommer correctement. Les pâtes al dente (cuites 7-8 minutes) ont un IG d'environ 45, largement dans la catégorie IG bas. Les clés : cuire al dente plutôt que bien cuites (IG 65), choisir des pâtes complètes ou aux légumineuses (pois chiches, lentilles), les accompagner de légumes, de protéines et d'une sauce à base d'huile d'olive, et éviter les sauces très sucrées. Les pâtes refroidies puis mangées en salade ont un IG encore plus bas grâce à la formation d'amidon résistant.
L'alimentation à IG bas est-elle adaptée aux personnes diabétiques ?
L'alimentation à index glycémique bas est largement recommandée dans la prise en charge nutritionnelle du diabète de type 2, selon les sociétés scientifiques (Diabète France, ADA américaine). Elle peut contribuer à améliorer l'hémoglobine glyquée (HbA1c), à réduire les pics glycémiques postprandiaux et à améliorer la sensibilité à l'insuline. Cependant, elle ne remplace pas le suivi médical ni le traitement prescrit. Les personnes diabétiques sous insuline doivent adapter leurs doses en fonction de leurs choix alimentaires, en concertation avec leur équipe soignante.
Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne remplace pas un avis médical professionnel. Les informations présentées ne constituent pas des allégations thérapeutiques. Consultez un professionnel de santé avant de modifier votre alimentation ou de prendre des compléments alimentaires, notamment en cas de diabète, de traitement médical en cours ou de pathologie connue.



