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Sélénium : bienfaits, carences et meilleures sources alimentaires

Le sélénium est un oligoélément essentiel pour la thyroïde et l'immunité : signes de carence, meilleures sources alimentaires et guide de supplémentation.

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Article rédigé par Marie Dubois, naturopathe & nutritionniste. Contenu conforme à la réglementation EFSA CE 1924/2006.

Sélénium : bienfaits, carences et meilleures sources alimentaires

Le sélénium est un oligoélément discret, souvent oublié dans les discussions sur la nutrition, et pourtant absolument indispensable au bon fonctionnement de notre organisme. Présent en quantité infime dans notre corps (20 à 30 mg au total), il intervient dans plus de vingt-cinq protéines essentielles, les sélénoprotéines, qui régulent des fonctions aussi vitales que le métabolisme thyroïdien, la défense immunitaire et la protection contre le stress oxydatif.

En France, les apports en sélénium sont souvent insuffisants : les études de consommation alimentaire nationale montrent que près de 40 % des Français n'atteignent pas les apports nutritionnels conseillés. Cette situation est particulièrement préoccupante pour les personnes végétariennes, les personnes âgées et les femmes enceintes. Dans ce guide complet, nous faisons le point sur les bienfaits documentés du sélénium, les aliments les plus riches, les signes de carence à surveiller et les clés pour se supplémenter intelligemment.


Le sélénium, un oligoélément essentiel à notre santé

Le sélénium (symbole Se, numéro atomique 34) est un élément chimique qui fait partie du groupe des oligoéléments essentiels — indispensables à la vie mais nécessaires en quantité infime. Contrairement aux macroéléments comme le calcium ou le magnésium, notre organisme n'en a besoin que de quelques microgrammes par jour, mais cette quantité est non négociable pour le bon fonctionnement de nombreux processus biologiques.

Le sélénium est incorporé dans des protéines spéciales appelées sélénoprotéines, au niveau d'un acide aminé particulier : la sélénocystéine, parfois surnommée le "21e acide aminé". On dénombre à ce jour 25 sélénoprotéines identifiées chez l'homme, dont les plus importantes sont :

  • La glutathion peroxydase (GPx) : enzyme antioxydante majeure qui neutralise les peroxydes lipidiques et protège les cellules contre les dommages oxydatifs.
  • La thiorédoxine réductase (TrxR) : joue un rôle dans la régulation du stress oxydatif et la réparation de l'ADN.
  • La déiodinase (DIO) : enzyme clé de la conversion de la thyroxine (T4) en triiodothyronine (T3), la forme active des hormones thyroïdiennes.
  • La sélénoproteïne P (SELENOP) : principale forme de transport du sélénium dans le plasma sanguin.

Noix du Brésil, la source alimentaire la plus concentrée en sélénium Noix du Brésil (Bertholletia excelsa), la plus riche source alimentaire de sélénium — CC BY-SA 3.0, רנדום / Wikimedia Commons

La teneur en sélénium des aliments dépend directement de la teneur des sols en cet oligoélément. Les sols européens et particulièrement français sont naturellement pauvres en sélénium comparativement aux sols nord-américains ou à ceux du Brésil. C'est pour cette raison que les Français ont des apports alimentaires en sélénium structurellement plus faibles que les populations nord-américaines ou asiatiques.

Bienfaits du sélénium reconnus par la science

Le sélénium intervient dans de nombreuses fonctions biologiques. L'EFSA a approuvé plusieurs allégations de santé pour le sélénium dans le cadre du règlement CE 1924/2006, ce qui en fait l'un des rares oligoéléments avec un dossier scientifique solide au niveau réglementaire européen.

Soutien de la fonction thyroïdienne

La thyroïde est l'organe qui contient la plus forte concentration de sélénium par gramme de tissu dans tout l'organisme. Le sélénium est indispensable à la synthèse et à la régulation des hormones thyroïdiennes via les déiodinases. Des études ont montré qu'une carence en sélénium peut perturber la conversion de T4 en T3, contribuant à des symptômes d'hypothyroïdie même en présence de niveaux d'iode adéquats.

L'EFSA reconnaît que le sélénium "contribue au fonctionnement normal de la thyroïde" (allégation approuvée dans le règlement CE 432/2012).

Protection contre le stress oxydatif

Via les glutathion peroxydases (GPx), le sélénium est un antioxydant de premier ordre. Ces enzymes réduisent les radicaux libres et protègent les membranes cellulaires contre la peroxydation lipidique. L'EFSA reconnaît que le sélénium "contribue à la protection des cellules contre le stress oxydatif".

« Le sélénium contribue au fonctionnement normal du système immunitaire, à la protection des cellules contre le stress oxydatif et au fonctionnement normal de la thyroïde. » — Allégations de santé approuvées, Règlement CE 432/2012, EFSA

Immunité et défenses naturelles

Le sélénium favorise la prolifération des lymphocytes T et NK (Natural Killer), des cellules immunitaires essentielles à la réponse anti-infectieuse. Des études épidémiologiques suggèrent une corrélation entre des niveaux sériques bas en sélénium et une susceptibilité accrue aux infections virales, notamment en contexte de déficit immunitaire. L'EFSA reconnaît que le sélénium "contribue au fonctionnement normal du système immunitaire".

Spermatogenèse et fertilité masculine

Les sélénoprotéines jouent un rôle structural dans la formation et la mobilité des spermatozoïdes. Des études ont montré qu'une carence sévère en sélénium peut altérer la morphologie et la motilité spermatique. L'EFSA reconnaît que le sélénium "contribue à la spermatogenèse normale".

Santé des cheveux et des ongles

Le sélénium participe à la synthèse de certaines kératines et protège les follicules pileux contre le stress oxydatif. L'EFSA reconnaît que le sélénium "contribue au maintien de cheveux normaux" et "au maintien d'ongles normaux".

Meilleures sources alimentaires de sélénium

Le sélénium se trouve dans de nombreux aliments, mais sa teneur varie considérablement selon la richesse des sols en cet oligoélément et selon le mode de production. Voici les aliments les plus riches en sélénium, avec leurs teneurs moyennes pour 100 g (données CIQUAL/ANSES 2022) :

Thon frais sur un marché de Marseille, riche en sélénium Thon frais au marché de Marseille — l'une des meilleures sources marines de sélénium — CC BY-SA 4.0, Ratki / Wikimedia Commons

Aliment Sélénium (μg/100g) % des ANC pour 100g
Noix du Brésil 1 917 μg > 1 000 %
Rognons de bœuf 140 μg 255 %
Thon (en conserve) 80 μg 145 %
Flétan, cabillaud 45-55 μg 80-100 %
Crevettes cuites 38 μg 69 %
Poulet (viande) 25 μg 45 %
Œuf entier 22 μg 40 %
Graines de tournesol 78 μg 142 %
Pain complet (blé) 20-35 μg 36-64 %
Fromage (gruyère) 14 μg 25 %

ANC = Apports Nutritionnels Conseillés : 55 μg/jour pour les adultes selon l'EFSA (2014)

Focus sur les noix du Brésil

La noix du Brésil (Bertholletia excelsa) est de loin l'aliment le plus concentré en sélénium. Une seule noix (environ 5 g) peut apporter entre 68 et 91 μg de sélénium, soit 100 à 165 % des ANC journaliers. Cette teneur exceptionnelle s'explique par le fait que cet arbre amazonien pompe activement le sélénium présent dans les sols très riches des forêts tropicales brésiliennes.

Attention : la teneur en sélénium des noix du Brésil est extrêmement variable selon la région de production. Elle peut aller de 10 à plus de 2 000 μg par noix. Il est donc recommandé de ne pas dépasser 1 à 2 noix par jour de façon régulière pour éviter tout risque de surcharge (sélénose).

Les graines de tournesol : une source végétale méconnue

Avec 78 μg pour 100 g, les graines de tournesol sont une excellente source végétale de sélénium, souvent sous-estimée. 30 g de graines de tournesol (une petite poignée) apportent environ 23 μg de sélénium, soit 42 % des ANC.

Signes de carence et populations à risque

Une carence en sélénium peut se manifester de façon progressive et insidieuse, car les symptômes sont peu spécifiques dans un premier temps. Les signes les plus fréquemment associés à un déficit en sélénium sont :

  • Fatigue persistante et sensation de faiblesse musculaire
  • Troubles cognitifs : difficultés de concentration, baisse de mémoire
  • Système immunitaire affaibli : infections fréquentes, récurrentes ou prolongées
  • Symptômes thyroïdiens : fatigue inexpliquée, frilosité, prise de poids, en cas de carence profonde
  • Chute de cheveux et ongles fragiles, cassants
  • Troubles de la fertilité masculine (dans les formes sévères)

La forme la plus sévère de carence en sélénium est la maladie de Keshan, une cardiomyopathie mortelle endémique dans certaines régions de Chine dont les sols sont extrêmement déficients en sélénium. Elle est aujourd'hui prévenue par la supplémentation dans ces régions.

Populations particulièrement à risque en France

  • Personnes âgées : absorption intestinale réduite et consommation plus faible d'aliments riches en sélénium (poissons, viandes)
  • Végétariens et végétaliens : les sources végétales de sélénium sont plus limitées et moins biodisponibles que les sources animales, et les sols européens sont pauvres
  • Femmes enceintes : les besoins en sélénium augmentent pendant la grossesse pour soutenir la thyroïde fœtale et le système immunitaire
  • Personnes sous dialyse rénale : perte accrue de sélénium via le dialysat
  • Personnes souffrant de maladies digestives (Crohn, RCUH, maladie cœliaque) : absorption réduite

Supplémentation en sélénium : doses et formes

Lorsque l'apport alimentaire est insuffisant, une supplémentation en sélénium peut être envisagée. Il existe deux formes principales de sélénium dans les compléments alimentaires :

Sélénate et sélénite de sodium (sélénium inorganique)

Ce sont les formes les moins chères et les plus courantes dans les formules multi-vitamines basiques. Leur biodisponibilité est bonne (environ 80 %), mais elles sont plus rapidement éliminées par l'organisme que les formes organiques. Le sélénite est légèrement moins bien absorbé que le sélénate.

Séléno-méthionine (sélénium organique)

La séléno-méthionine est la forme naturellement présente dans les aliments (levure de bière enrichie en sélénium, protéines végétales). Sa biodisponibilité est supérieure (90-95 %) et sa rétention dans les tissus est meilleure. C'est la forme recommandée en priorité pour les suppléments de haute qualité.

Dosages recommandés

L'EFSA a fixé les Apports Nutritionnels de Référence (NRV) à 55 μg/jour pour les adultes. La Limite Supérieure Tolérable (UL) est établie à 300 μg/jour pour les adultes. Au-delà, le risque de sélénose (toxicité) augmente.

Les doses couramment utilisées en supplémentation sont de 50 à 200 μg par jour, selon le niveau de déficit estimé. Pour les personnes sans carence avérée, une dose d'entretien de 50-100 μg/jour est généralement suffisante.

Avis d'experte : le sélénium dans ma pratique quotidienne

Graines de tournesol, source végétale méconnue de sélénium Graines de tournesol, une source végétale riche en sélénium — CC BY-SA 4.0, Dmitry Makeev / Wikimedia Commons

Dans ma pratique en naturopathie et nutrition, je suis régulièrement amenée à évaluer le statut en sélénium de mes patients, en particulier lorsque des symptômes de fatigue chronique, de fragilité immunitaire ou de troubles thyroïdiens non expliqués se présentent. Ce que je constate souvent, c'est que le sélénium est l'un des nutriments les plus faciles à optimiser avec quelques ajustements alimentaires simples — et l'un des plus négligés.

Ma première recommandation est toujours alimentaire avant d'envisager la supplémentation : 1 à 2 noix du Brésil par jour (pas plus, pour éviter la surcharge), des œufs régulièrement, du poisson 2 à 3 fois par semaine (thon, cabillaud, saumon) et une poignée de graines de tournesol dans les salades. Dans la plupart des cas, ces ajustements suffisent à combler un déficit modéré.

Pour mes patientes suivies pour une hypothyroïdie ou une maladie de Hashimoto, je suis particulièrement attentive au sélénium. Des études cliniques — notamment une méta-analyse publiée dans Thyroid (2018) — ont montré qu'une supplémentation de 200 μg/jour de séléno-méthionine pendant 3 à 6 mois pouvait réduire les anticorps anti-TPO (anti-thyroperoxydase) chez les patients atteints de thyroïdite de Hashimoto. Ces résultats sont prometteurs, mais je recommande toujours que cette supplémentation soit encadrée par un suivi médical et biologique, car les besoins individuels varient beaucoup.

En résumé : les points clés sur le sélénium

Voici l'essentiel à retenir pour comprendre le sélénium et optimiser vos apports :

  1. Le sélénium est un oligoélément essentiel incorporé dans les sélénoprotéines qui régulent la thyroïde, l'immunité et la protection antioxydante.
  2. L'EFSA reconnaît officiellement ses rôles dans la fonction thyroïdienne, l'immunité, la protection cellulaire contre le stress oxydatif, la spermatogenèse et la santé des cheveux et ongles.
  3. En France, près de 40 % des adultes n'atteignent pas les apports conseillés (55 μg/jour), en raison de la pauvreté des sols européens en sélénium.
  4. La noix du Brésil (1 à 2 par jour maximum), le thon, les graines de tournesol et les œufs sont les meilleures sources alimentaires accessibles.
  5. Les populations les plus à risque de carence sont les personnes âgées, les végétariens/végétaliens, les femmes enceintes et les personnes souffrant de maladies digestives.
  6. En cas de supplémentation, préférez la séléno-méthionine (forme organique), avec une dose de 50 à 200 μg/jour selon le niveau de déficit.
  7. La Limite Supérieure Tolérable est fixée à 300 μg/jour par l'EFSA — au-delà, un risque de sélénose (toxicité) existe.
  8. Dans le contexte de la thyroïdite de Hashimoto, une supplémentation de 200 μg/jour de séléno-méthionine peut être envisagée sous suivi médical.
FAQ • Sélénium
Les questions les plus posées sur le sélénium
Combien de noix du Brésil par jour pour couvrir ses besoins en sélénium ?

En théorie, 1 à 2 noix du Brésil par jour suffisent à couvrir les apports journaliers recommandés en sélénium (55 μg/jour pour les adultes selon l'EFSA). Cependant, la teneur en sélénium des noix du Brésil est extrêmement variable (de 10 à 2 000 μg par noix selon l'origine), ce qui rend difficile une estimation précise. Il est conseillé de ne pas dépasser 2 noix par jour de façon régulière et prolongée pour éviter tout risque de sélénose (excès de sélénium), notamment en cas d'apport combiné via d'autres aliments ou compléments.

Quels sont les symptômes d'un excès de sélénium (sélénose) ?

La sélénose survient généralement à des apports chroniques supérieurs à 400-800 μg/jour sur plusieurs semaines. Les symptômes caractéristiques incluent : une odeur d'ail dans l'haleine et la transpiration, une chute de cheveux, des ongles cassants ou qui se décollent, des nausées, de la diarrhée, une irritabilité et, dans les cas sévères, des problèmes neurologiques. Si vous constatez ces symptômes, cessez immédiatement toute supplémentation et consultez un médecin. La Limite Supérieure Tolérable est fixée à 300 μg/jour par l'EFSA pour les adultes.

Le sélénium est-il utile contre le cancer ?

Des études épidémiologiques ont observé une association entre des niveaux sériques bas de sélénium et un risque plus élevé de certains cancers (prostate, colorectal, poumon). Cependant, les grands essais cliniques de supplémentation (notamment l'essai SELECT pour le cancer de la prostate) n'ont pas démontré d'effet protecteur significatif. L'EFSA n'a approuvé aucune allégation de santé pour le sélénium concernant la prévention du cancer. Une alimentation équilibrée couvrant les besoins en sélénium semble protectrice, mais une supplémentation intensive à visée anticancéreuse n'est pas recommandée.

Faut-il prendre du sélénium avec de la vitamine E ?

L'association sélénium-vitamine E est classique en nutrition, car les deux nutrients agissent en synergie comme antioxydants. La vitamine E protège les lipides membranaires de l'oxydation (action liposoluble), tandis que le sélénium via les glutathion peroxydases neutralise les peroxydes hydrosolubles. Cette synergie est bien documentée au niveau cellulaire. Toutefois, il n'y a pas d'obligation à les prendre ensemble si votre alimentation couvre déjà les besoins en vitamine E (huiles végétales, fruits à coque). La complémentarité est un plus, pas un prérequis.

Le sélénium peut-il aider en cas de maladie de Hashimoto ?

Des études cliniques montrent que la supplémentation en séléno-méthionine (200 μg/jour pendant 3 à 6 mois) peut réduire les anticorps anti-TPO (anti-thyroperoxydase) chez certains patients atteints de thyroïdite de Hashimoto, selon une méta-analyse publiée dans Thyroid (2018). Ces résultats sont prometteurs mais pas définitifs. Cette supplémentation ne remplace pas le traitement hormonal substitutif si celui-ci est prescrit. Elle doit être envisagée en concertation avec le médecin traitant ou l'endocrinologue qui suit la pathologie.

Le sélénium est-il important pendant la grossesse ?

Oui, les besoins en sélénium augmentent pendant la grossesse pour soutenir le développement de la thyroïde fœtale et du système immunitaire en formation. L'EFSA recommande des apports légèrement supérieurs pour les femmes enceintes (60 μg/jour) et allaitantes (70 μg/jour). Une carence pendant la grossesse peut compromettre la fonction thyroïdienne maternelle et fœtale. Discutez-en avec votre obstétricien ou sage-femme, qui pourra vous orienter vers un complément prénatal incluant du sélénium si votre alimentation n'est pas suffisamment riche.

Quelle est la différence entre séléno-méthionine et sélénite de sodium ?

La séléno-méthionine est la forme organique du sélénium, naturellement présente dans les aliments. Sa biodisponibilité est supérieure (90-95 %) et sa rétention dans les tissus meilleure que les formes inorganiques. Elle est métabolisée comme un acide aminé et stockée dans les protéines. Le sélénite de sodium est une forme inorganique moins coûteuse, avec une biodisponibilité correcte (environ 80 %) mais une rétention plus courte. Pour une supplémentation optimale, préférez la séléno-méthionine ou la levure de sélénium (qui contient essentiellement de la séléno-méthionine).

Comment savoir si on manque de sélénium ?

La seule façon fiable de connaître son statut en sélénium est de réaliser un dosage sanguin (sélénémie) ou urinaire. Le dosage du sélénium plasmatique est disponible sur prescription médicale dans les laboratoires d'analyses médicales. Les valeurs normales se situent généralement entre 70 et 150 μg/L dans le plasma. En dessous de 70 μg/L, un déficit est suspecté. Ce bilan est particulièrement recommandé pour les personnes présentant des symptômes évocateurs (fatigue, chute de cheveux, troubles thyroïdiens) ou appartenant aux populations à risque mentionnées dans cet article.

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