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Plantes diurétiques naturelles : les meilleures tisanes et leurs propriétés

Rétention d'eau, jambes lourdes ? Découvrez les 6 meilleures plantes diurétiques naturelles, leurs propriétés prouvées et comment préparer vos tisanes.

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Article rédigé par Sophie Renard, aromathérapeute & conseillère en bien-être. Contenu conforme à la réglementation EFSA CE 1924/2006.

Plantes diurétiques naturelles : les meilleures tisanes et leurs propriétés

La rétention d'eau est l'un des inconforts les plus fréquents chez les femmes : jambes lourdes en fin de journée, chevilles légèrement gonflées, sensation de ballonnement persistante. Face à ces signaux corporels, les plantes diurétiques naturelles représentent une première approche phytothérapique reconnue, utilisée depuis des siècles en Europe et en Asie. Que vous souhaitiez alléger une rétention d'eau légère, soutenir votre confort urinaire ou simplement mieux comprendre les tisanes dites « minceur », cet article vous donne toutes les clés scientifiquement étayées.

Mais attention — une idée reçue très répandue mérite d'être dissipée dès l'introduction : les plantes diurétiques ne font pas maigrir au sens strict du terme. Elles favorisent l'élimination de l'eau en excès, ce qui peut réduire temporairement le poids sur la balance, mais elles n'agissent pas sur la masse graisseuse. C'est une distinction fondamentale que tout guide sérieux doit souligner.

Dans ce dossier complet, vous découvrirez les six plantes diurétiques les mieux documentées — queue de cerise, orthosiphon, prêle des champs, pissenlit, reine des prés et bouleau — ainsi que les protocoles d'infusion recommandés, les précautions indispensables et l'avis terrain de notre naturopathe Sophie R.



La rétention d'eau : comprendre ce phénomène courant

La rétention d'eau, médicalement appelée œdème, correspond à une accumulation anormale de liquide dans les tissus interstitiels — les espaces situés entre les cellules. Ce phénomène touche une grande partie de la population, en particulier les femmes, et constitue l'un des motifs de consultation les plus courants en naturopathie et en phytothérapie.

Plusieurs facteurs favorisent cette accumulation de liquides :

  • La chaleur : la vasodilatation estivale favorise la fuite des liquides hors des vaisseaux sanguins
  • La sédentarité : une activité physique insuffisante réduit le retour veineux et lymphatique
  • L'alimentation : un excès de sel (sodium) favorise la rétention d'eau par mécanisme osmotique
  • Les fluctuations hormonales : cycle menstruel, grossesse, périménopause — les œstrogènes augmentent la perméabilité capillaire
  • Certains médicaments : corticostéroïdes, antihypertenseurs, anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)
  • L'insuffisance veineuse légère : le retour du sang vers le cœur est perturbé

Les symptômes classiques incluent des jambes lourdes et gonflées (surtout en fin de journée), des chevilles œdémateuses, des doigts boudinés au réveil, une légère prise de poids inexpliquée sur quelques jours, et une sensation générale de gonflement.

Il est primordial de distinguer une rétention d'eau fonctionnelle (bénigne, liée aux facteurs ci-dessus) d'un œdème d'origine pathologique (insuffisance cardiaque, rénale ou hépatique), qui nécessite une prise en charge médicale urgente. Si l'œdème est persistant, asymétrique ou s'accompagne d'essoufflement, de douleurs thoraciques ou de malaise général, consultez un médecin sans tarder et n'essayez pas de le traiter par des plantes.

Prêle des champs (Equisetum arvense), plante diurétique reconnue par l'EMA Equisetum arvense (prêle des champs) — CC BY-SA 4.0, Ivar Leidus / Wikimedia Commons


Qu'est-ce qu'une plante diurétique ? Mécanismes et reconnaissance officielle

Une plante diurétique est une plante médicinale dont la consommation augmente le volume des urines et favorise l'élimination de l'eau et de certains déchets métaboliques par les reins. Ce terme générique recouvre plusieurs mécanismes d'action distincts selon les espèces botaniques.

Les principaux mécanismes diurétiques des plantes

  • Action sur les tubules rénaux : certains principes actifs (flavonoïdes, acides phénoliques, hétérosides) réduisent la réabsorption sodique au niveau tubulaire, entraînant une fuite d'eau par osmose
  • Augmentation du débit sanguin glomérulaire : certaines plantes favorisent une meilleure vascularisation rénale
  • Apport en potassium naturel : contrairement aux diurétiques médicamenteux qui appauvrissent l'organisme en K+, de nombreuses plantes diurétiques apportent naturellement du potassium, compensant partiellement les pertes urinaires — c'est notamment le cas du pissenlit
  • Effet anti-inflammatoire synergique : la reine des prés et le bouleau associent leur action diurétique à une réduction de l'inflammation des tissus favorisant l'œdème

La reconnaissance officielle des plantes diurétiques

L'encadrement institutionnel de ces plantes est solide. L'EMA (European Medicines Agency, Agence européenne des médicaments) a publié des monographies officielles pour plusieurs d'entre elles (orthosiphon, prêle des champs, pissenlit, bouleau, reine des prés). La Commission E allemande — référence mondiale en phytothérapie clinique — a approuvé leurs usages dès les années 1990. En France, l'ANSES et l'ANSM encadrent leur commercialisation et définissent les conditions d'emploi sûres.

« L'orthosiphon stamineus est reconnu pour un usage médical bien établi dans le traitement des infections urinaires et comme diurétique pour augmenter la miction, sur la base d'une longue tradition d'utilisation et d'études cliniques. » — EMA/HMPC, Monographie Orthosiphon stamineus, 2011

Top 6 des meilleures plantes diurétiques naturelles

Toutes les plantes ne se valent pas en matière d'efficacité diurétique. Voici les six espèces les mieux documentées sur le plan scientifique, avec leurs principes actifs, modes de préparation et profil de tolérance.

1. La queue de cerise (Prunus cerasus, pédoncules)

Les pédoncules de cerisier — les fameuses « queues » — sont peut-être les plantes diurétiques les plus emblématiques de la tradition française. Riches en tanins, en flavonoïdes (kaempférol, quercétine) et en acides organiques (acide malique, acide citrique), ils favorisent l'élimination urinaire et sont traditionnellement utilisés pour soulager les cystites légères et les infections urinaires récidivantes.

L'EMA reconnaît l'usage traditionnel des pédoncules de cerisier pour « faciliter les fonctions d'élimination rénale et augmenter le volume urinaire dans les états d'œdème modérés ». La tisane se prépare avec 30 à 40 grammes de pédoncules séchés pour un litre d'eau bouillante, en infusion couverte de 15 minutes. La posologie recommandée est de 2 à 3 tasses par jour.

2. L'orthosiphon (Orthosiphon stamineus — thé de Java)

L'orthosiphon — appelé aussi « thé de Java » ou « moustaches du chat » (cat's whiskers en anglais) — est une plante originaire d'Asie du Sud-Est, largement utilisée en médecine traditionnelle indonésienne et malaisienne depuis des siècles. Ses principes actifs principaux sont des méthylflavones (sinensétine, eupatorine, 3-hydroxy-5,6,7,4'-tétraméthoxyflavone), des acides rosmariniques aux propriétés antioxydantes et des sels de potassium.

Parmi toutes les plantes diurétiques, l'orthosiphon bénéficie du niveau de reconnaissance scientifique le plus élevé auprès de l'EMA : « usage médical bien établi » — un standard qui exige des preuves cliniques suffisantes. Des études contrôlées ont démontré une augmentation statistiquement significative du volume urinaire. La posologie standard est de 2 à 3 grammes de feuilles séchées par tasse, en infusion de 10 minutes, 3 fois par jour.

3. La prêle des champs (Equisetum arvense)

La prêle des champs est une plante vasculaire primitive (une fougère alliée) dont les tiges stériles séchées sont riches en acide silicique organique (6 à 8 % de Si), en flavonoïdes et en sels de potassium. L'EMA reconnaît son usage traditionnel dans l'augmentation du débit urinaire. L'acide silicique contribue également à la santé des tissus conjonctifs, des tendons et du cartilage — un double bénéfice apprécié.

La prêle se prépare obligatoirement en décoction (et non en simple infusion) : plonger 4 grammes de tiges séchées dans un litre d'eau froide, porter à frémissement et maintenir 15 minutes à couvert, puis filtrer et consommer 3 tasses par jour. La décoction est indispensable pour extraire correctement les composés siliciques.

4. Le pissenlit (Taraxacum officinale)

Le pissenlit (dent-de-lion) se distingue des autres plantes diurétiques par sa richesse naturelle en potassium — il contient 397 mg de K+ pour 100 g de feuilles fraîches, ce qui lui permet de compenser naturellement les pertes en potassium induites par l'augmentation du débit urinaire, sans risque d'hypokaliémie. La Commission E allemande a approuvé l'utilisation des feuilles et racines pour stimuler la diurèse, et l'EMA lui accorde également un usage traditionnel reconnu.

Autre particularité : le pissenlit agit simultanément comme cholagogue (stimulant la production de bile), ce qui le rend particulièrement intéressant en cas de rétention d'eau associée à une digestion lourde. Posologie : 4 à 10 grammes de feuilles fraîches ou séchées par jour, sous forme de tisane ou de salade printanière.

5. La reine des prés (Filipendula ulmaria)

La reine des prés est reconnue par l'EMA pour ses propriétés diurétiques et anti-inflammatoires. Ses principes actifs comprennent des précurseurs salicyliques (spiréïne, salicylate de méthyle), des flavonoïdes (hypéroside, spiréoside) et des tanins. Cette combinaison lui confère une action synergique particulièrement utile en cas d'œdème accompagné d'inconfort articulaire ou veineux, notamment chez les personnes souffrant de jambes lourdes aggravées en été.

Précaution spécifique : la reine des prés est déconseillée chez les personnes allergiques à l'aspirine ou aux salicylés, et doit être utilisée avec précaution chez les personnes sous anticoagulants. Posologie : 2 à 4 grammes de fleurs séchées par tasse (infusion 10 minutes), 2 à 3 fois par jour.

6. Le bouleau (Betula pendula, feuilles)

Les feuilles de bouleau sont riches en hétérosides (bétuloside), en flavonoïdes (hypéroside, quercétine glycosylée) et en huiles essentielles. L'EMA reconnaît leur usage traditionnel pour « augmenter le débit urinaire et ainsi faciliter l'élimination de l'eau ». Le bouleau est particulièrement apprécié pour les cures détox printanières et automnales, en association avec la sève de bouleau fraîche ou en tisane des feuilles séchées.

Posologie : 3 à 5 grammes par tasse (infusion 15 minutes), 2 à 3 fois par jour.

Orthosiphon stamineus (thé de Java) — illustration botanique historique de la plante diurétique asiatique Orthosiphon stamineus — Domaine public, Joseph D. Hooker / Curtis's Botanical Magazine (1870), Wikimedia Commons

Plante diurétique Principes actifs principaux Reconnaissance officielle Préparation Posologie journalière
Queue de cerise Tanins, flavonoïdes, acides organiques EMA usage traditionnel Infusion 15 min 30-40 g/L, 2-3 tasses
Orthosiphon Sinensétine, acide rosmarinique, K+ EMA usage bien établi ★ Infusion 10 min 2-3 g/tasse, 3 tasses
Prêle des champs Acide silicique, flavonoïdes, K+ EMA usage traditionnel Décoction 15 min ! 4 g/L, 3 tasses
Pissenlit Inuline, flavonoïdes, K+ naturel Commission E + EMA Infusion 10 min 4-10 g de feuilles
Reine des prés Salicylates, flavonoïdes, tanins EMA usage traditionnel Infusion 10 min 2-4 g/tasse, 3 tasses
Bouleau Bétuloside, hypéroside, quercétine EMA usage traditionnel Infusion 15 min 3-5 g/tasse, 2-3 tasses

Comment préparer et utiliser vos tisanes diurétiques

La préparation de la tisane diurétique n'est pas anodine : une mauvaise technique peut réduire significativement l'efficacité des principes actifs. Voici les bonnes pratiques à adopter pour tirer le meilleur parti de ces plantes.

Infusion ou décoction : quelle différence ?

La majorité des plantes diurétiques se préparent en infusion : verser de l'eau bouillante (95-100°C) sur les plantes séchées dans une théière couverte et laisser infuser 10 à 15 minutes avant de filtrer. La couverture est indispensable pour conserver les huiles essentielles volatiles.

La prêle des champs constitue l'exception majeure et nécessite une décoction : plonger les parties aériennes séchées dans l'eau froide, porter doucement à frémissement (pas à ébullition vive) et maintenir 15 minutes à couvert, puis laisser refroidir 5 minutes et filtrer. Ce procédé est indispensable pour hydrolyser et extraire correctement les composés siliciques fortement liés à la matrice végétale.

Dosages et horaires recommandés

Suivez les dosages indiqués dans le tableau ci-dessus. En général, 2 à 3 tasses par jour réparties dans la matinée et l'après-midi constituent une dose efficace et sûre. Il est fortement déconseillé de boire des tisanes diurétiques après 16-17 heures afin de ne pas provoquer des envies d'uriner nocturnes perturbant le sommeil.

Durée de la cure : 2 à 3 semaines maximum

Une cure diurétique se limite à 2 à 3 semaines consécutives maximum, suivie d'une pause de durée équivalente avant de reprendre éventuellement. Un usage prolongé sans interruption peut entraîner :

  • Un déséquilibre électrolytique (hyponatrémie, hypokaliémie pour les plantes sans apport en K+)
  • Une désensibilisation progressive des récepteurs rénaux réduisant l'efficacité
  • Le masquage d'une cause sous-jacente qui mérite une investigation médicale

L'hydratation compensatoire : essentielle

Paradoxalement, il est essentiel de boire davantage d'eau pendant une cure diurétique. L'augmentation du débit urinaire entraîne des pertes hydriques supplémentaires que l'organisme doit compenser. Visez 1,5 à 2 litres de liquides totaux par jour (tisane + eau), et surveillez la couleur de vos urines — elles doivent rester claires à légèrement jaunes.

Synergies et associations de plantes

Les associations classiques en phytothérapie permettent de potentialiser l'effet diurétique : orthosiphon + prêle + queue de cerise pour un effet global anti-rétention, ou pissenlit + bouleau pour une action détox hépatique et rénale combinée. Les tisanes de mélanges diurétiques vendues en pharmacie ou herboristerie sont souvent formulées sur ces bases.


Précautions, contre-indications et interactions médicamenteuses

Bien que naturelles, les plantes diurétiques ne sont pas dénuées de risques. Connaître leurs limites et contre-indications est indispensable avant de commencer une cure.

Contre-indications absolues

  • Grossesse et allaitement : la quasi-totalité des plantes diurétiques est déconseillée pendant la grossesse (manque de données cliniques, risque de modifications de la volémie placentaire) et l'allaitement (passage potentiel des principes actifs dans le lait maternel). Seul un médecin ou une sage-femme peut évaluer un bénéfice/risque individuel
  • Insuffisance rénale (même légère) : toute augmentation forcée du débit urinaire peut surcharger des reins déjà fragilisés ; une consultation médicale préalable est obligatoire
  • Insuffisance cardiaque : les modifications de la volémie induites par les diurétiques peuvent déstabiliser l'équilibre cardio-vasculaire et interagir avec les traitements
  • Lithiase rénale oxalique évolutive : certaines plantes (prêle, notamment) contiennent des oxalates qui peuvent aggraver les calculs rénaux à base d'oxalate de calcium

Interactions médicamenteuses à surveiller

  • Diurétiques de synthèse (furosémide, hydrochlorothiazide, spironolactone) : l'association avec des plantes diurétiques peut provoquer une diurèse excessive avec hypokaliémie sévère et déshydratation dangereuse
  • Anticoagulants oraux (warfarine, acénocoumarol, rivaroxaban) : la reine des prés contient des précurseurs salicyliques pouvant potentialiser l'effet anticoagulant → risque hémorragique
  • Antihypertenseurs : la perte hydrique supplémentaire peut amplifier la baisse tensionnelle et causer une hypotension orthostatique (vertiges au lever)
  • Lithium : les diurétiques augmentent la réabsorption tubulaire du lithium, ce qui peut conduire à des taux sanguins toxiques
  • Antidiabétiques oraux : risque d'interférence avec la glycémie par modification de la volémie et de la concentration des glucides sanguins

Populations particulièrement vulnérables

  • Personnes âgées : risque accru de déshydratation, de déséquilibre électrolytique et de chute par hypotension
  • Sportifs de haut niveau en compétition : les plantes diurétiques sont inscrites sur la liste des substances surveillées par l'AMA (Agence Mondiale Antidopage) lorsqu'elles sont consommées en quantité excessive
  • Personnes sous régime hyposodé strict : la perte hydrique peut aggraver la déminéralisation

Signaux d'alarme nécessitant une consultation médicale

Si les œdèmes persistent après 2 semaines de cure, s'ils sont asymétriques (un seul membre gonflé), douloureux, chauds ou rouges, ou s'ils s'accompagnent d'essoufflement, de douleurs thoraciques, de vertiges ou de palpitations → consultez immédiatement un médecin, car ces signes peuvent indiquer une pathologie vasculaire sérieuse (phlébite, embolie, insuffisance cardiaque).


L'avis de Sophie R., naturopathe spécialisée en bien-être

"Dans ma pratique de naturopathe et d'aromathérapeute, la rétention d'eau est probablement l'un des motifs de consultation les plus fréquents chez mes clientes de 35 à 55 ans. Et la première chose que j'explique systématiquement, c'est exactement ce que vous venez de lire : une tisane diurétique ne fait pas maigrir — elle élimine de l'eau. Cette clarification est essentielle pour éviter les déceptions après une cure."

"Ce que j'observe dans la majorité des cas, c'est que la rétention d'eau est rarement isolée. Elle s'accompagne souvent d'une insuffisance veineuse légère, d'une alimentation trop salée (souvent bien au-delà des 5 g/jour recommandés par l'OMS), d'une sédentarité prolongée, ou de fluctuations hormonales liées au cycle ou à la périménopause. C'est pourquoi je commence toujours par identifier et corriger ces facteurs de fond avant de proposer une phytothérapie."

"Mon protocole de base pour les rétentions d'eau légères à modérées : une cure de 3 semaines d'orthosiphon associé à la prêle des champs, en infusion ou décoction selon la plante, le matin et l'après-midi. J'accompagne cela d'une réduction du sel ajouté, d'une hydratation de 1,5 L d'eau pure par jour, et d'au moins 30 minutes de marche quotidienne pour activer le retour veineux. Les résultats sont généralement très encourageants dès la deuxième semaine."

"Je suis aussi particulièrement vigilante aux interactions médicamenteuses. Si une cliente est sous traitement pour de l'hypertension, sous diurétiques, ou sous anticoagulants, je ne prescris aucune plante diurétique sans coordination préalable avec son médecin traitant ou son cardiologue. Cette coordination est non négociable pour moi." — Sophie R., naturopathe et spécialiste bien-être, dietpro.fr

Pissenlit (Taraxacum officinale), plante diurétique naturellement riche en potassium Taraxacum officinale (pissenlit commun) avec bourdon — CC BY-SA 4.0, Ivar Leidus / Wikimedia Commons


En résumé — ce qu'il faut retenir sur les plantes diurétiques

Voici les huit points essentiels à mémoriser avant de commencer une cure de tisanes diurétiques :

  1. Les plantes diurétiques favorisent l'élimination de l'eau en excès, et non la perte de masse grasse — ne confondez pas rétention d'eau et surpoids
  2. L'orthosiphon est la plante la mieux reconnue scientifiquement (usage bien établi par l'EMA), suivi de la prêle, du pissenlit, de la queue de cerise, de la reine des prés et du bouleau
  3. La technique de préparation est déterminante : infusion pour la grande majorité des plantes, décoction obligatoire pour la prêle des champs
  4. La durée maximale d'une cure est de 2 à 3 semaines consécutives, suivie d'une pause équivalente
  5. Compenser la perte hydrique en maintenant une hydratation globale de 1,5 à 2 L de liquides par jour, surveillée par la couleur des urines
  6. Contre-indications formelles : grossesse, allaitement, insuffisance rénale ou cardiaque — consultation médicale obligatoire
  7. Interactions médicamenteuses : signalez systématiquement toute prise de plante à votre médecin si vous êtes sous diurétiques de synthèse, anticoagulants, antihypertenseurs ou lithium
  8. Consultez un médecin si les œdèmes sont persistants, asymétriques, douloureux ou accompagnés de symptômes généraux — une cause pathologique sérieuse ne doit jamais être traitée uniquement par des plantes

FAQ • Plantes Diurétiques
Les questions les plus posées sur les plantes diurétiques naturelles
Qu'est-ce qu'une plante diurétique naturelle ?

Une plante diurétique naturelle est une plante médicinale dont les constituants actifs — flavonoïdes, tanins, acides phénoliques, hétérosides ou sels de potassium — augmentent le volume des urines et favorisent l'élimination des liquides en excès dans l'organisme. Contrairement aux diurétiques médicamenteux, elles agissent de manière plus douce et apportent souvent du potassium naturel. L'EMA et la Commission E allemande ont validé l'usage de plusieurs d'entre elles (orthosiphon, prêle, pissenlit, bouleau) sur la base de données cliniques et de traditions médicales longues de plusieurs siècles.

Quelle est la meilleure tisane diurétique naturelle ?

L'orthosiphon (Orthosiphon stamineus), également appelé thé de Java, est la plante diurétique qui bénéficie du niveau de reconnaissance scientifique le plus élevé auprès de l'EMA : "usage médical bien établi" — un standard qui exige des preuves cliniques solides. La queue de cerise et la prêle des champs arrivent en bonne position avec des validations "usage traditionnel" de l'EMA. Le meilleur choix dépend du profil : reine des prés si inconfort articulaire associé, pissenlit si digestion difficile, bouleau pour une cure détox printanière.

Les tisanes diurétiques font-elles vraiment maigrir ?

Non. Les tisanes diurétiques ne font pas maigrir au sens médical du terme. Elles favorisent l'élimination de l'eau retenue dans les tissus, ce qui peut temporairement réduire le poids affiché sur la balance de 1 à 2 kg. Mais cette perte est purement hydrique et ne correspond pas à une réduction de la masse grasse. La véritable perte de poids durable nécessite un bilan énergétique négatif (apports inférieurs aux dépenses) et une activité physique régulière. Les tisanes diurétiques peuvent compléter une démarche de bien-être global en réduisant le gonflement, mais ne sauraient remplacer une alimentation équilibrée.

Combien de tasses de tisane diurétique boire par jour ?

La posologie usuelle en phytothérapie est de 2 à 3 tasses par jour, réparties dans la matinée et l'après-midi. Il est déconseillé de boire des tisanes diurétiques après 16-17 heures pour éviter les envies d'uriner nocturnes susceptibles de perturber le sommeil. La cure ne doit pas dépasser 2 à 3 semaines consécutives. Augmentez parallèlement votre consommation d'eau pure à 1,5 à 2 litres par jour pour compenser l'augmentation du débit urinaire et maintenir une bonne hydratation.

Quels sont les risques des plantes diurétiques ?

Généralement bien tolérées, les plantes diurétiques peuvent présenter des risques selon les situations : déshydratation en cas de consommation excessive ou par temps chaud, hypokaliémie avec usage prolongé de plantes pauvres en potassium, interactions médicamenteuses avec des diurétiques de synthèse, des anticoagulants ou des antihypertenseurs. Les personnes souffrant d'insuffisance rénale ou cardiaque et les femmes enceintes doivent s'abstenir de toute utilisation sans avis médical. Des effets indésirables mineurs (légères nausées, selles molles) sont parfois rapportés avec de fortes doses.

La prêle des champs est-elle vraiment efficace comme diurétique ?

Oui. La prêle des champs (Equisetum arvense) est reconnue par l'EMA pour son usage traditionnel dans l'augmentation du débit urinaire. Ses tiges stériles contiennent des sels de potassium, des flavonoïdes et de l'acide silicique organique. Elle doit impérativement être préparée en décoction (15 minutes de frémissement) et non en simple infusion, afin d'extraire correctement ses composés siliciques. La prêle présente aussi un intérêt complémentaire pour les tissus conjonctifs et la résistance des ongles et des cheveux, grâce à sa richesse en silicium biodisponible.

L'orthosiphon est-il efficace contre la rétention d'eau ?

Oui, et il s'agit de la plante diurétique la mieux validée scientifiquement. L'EMA lui attribue le statut d'"usage médical bien établi" pour l'augmentation du flux urinaire dans les états d'œdème légers. Des études cliniques contrôlées ont confirmé une augmentation statistiquement significative du volume urinaire chez les sujets traités par rapport au placebo. Ses méthylflavones (sinensétine, eupatorine) et ses sels de potassium naturels constituent ses principaux acteurs diurétiques. Il est particulièrement indiqué pour les rétentions d'eau légères à modérées d'origine fonctionnelle.

Peut-on prendre des plantes diurétiques avec des médicaments ?

Cette question est cruciale. Les plantes diurétiques sont contre-indiquées ou nécessitent une surveillance médicale étroite si vous prenez des diurétiques de synthèse (risque de diurèse excessive et d'hypokaliémie), des anticoagulants oraux comme la warfarine — la reine des prés contenant des salicylates pouvant potentialiser l'effet anticoagulant —, des antihypertenseurs (risque d'hypotension), ou du lithium (risque de toxicité par augmentation de la réabsorption tubulaire). Signalez systématiquement à votre médecin et à votre pharmacien toute prise de plante médicinale, même sous forme de tisane, si vous avez un traitement médical en cours.

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